La Polynésie en images

Après le départ de nos derniers invités nous organisons notre retour en France.
Billets pris, nous voici à nouveau en mer pour les Tuamotus.
Arrivés à Rangiroa nous allons retrouver « YAKA Plongée » pour profiter encore des fonds marins de la passe de Tiputa. D’autres rencontres, d’autres partages, on aime.
On vous a concocté un résumé de la polynésie en images, vidéos, tout ce que nous avons aimé et que l’on souhaite vous faire partager.
Pour ceux qui ont le temps, nous vous faisons aussi partager le ressenti de Thierry sur leurs vacances à bord!!!
bonne lecture à tous et à très vite.

Bonjour à tous,
Nous voici revenus en métropole et oui, là d’où l’on revient c’est la France avec un décalage de 12 H……Pfiou, j’vous raconte pas les heures d’avion (19 H)!
Je vais donc vous conter l’épopée de Véronique et de moi-même, attention….. préparez-vous un café et des biscuits car va y avoir de la lecture!
Nous étions donc en Polynésie et plus exactement vers Tahiti dont la ville principale est Papeete.
Nous avons séjourné sur IVADEL, un catamaran de 50 pieds ….15 Mètres et 24 cm pesant environ 10 tonnes.
Leurs propriétaires nous ont accueillis à bras ouverts et avec un collier de fleurs comme le veut la coutume dans cette contrée très lointaine de ma terre natale. Pour info, la polynésie a une superficie grande comme l’Europe ce qui ne permet pas de visiter toutes ses îles en seulement 3 semaines.
Jour 1 et 2
Le départ pour un gardiennage de voiture avec navette pour nous emmener à Orly et son aéroport…. bon alors comme dire…. un Renault Scénic de 9 places, jusque là rien d’anormal sauf que nous sommes 15 + les bagages qui vont avec car tout le monde part en voyage et le conducteur nous affirme qu’il n’y a pas de problème et qu’il a déjà emmené 21 personnes dans son fourgon…. mais que fait la police???? cela ne nous regarde pas!
Evidemment ceux qui ont déjà pris l’avion à l’international la suite n’est pas très passionnante sauf que prendre l’avion avec Véro reste toujours d’une grande inquiétude car nous devons faire un transit par les US et que tout produit alimentaire ou dérivé y est strictement interdit… et que nous, en bons citoyens que nous sommes, nous nous empressons de contourner cet interdit avec une grosse tomme de Normandie et 2 bouteilles de vin.
Avant l’embarquement 2 personnes s’approchent et nous et nous posent quelques questions :
-qui a préparé vos valises ?
-ont-elles été sans surveillance?
-avez-vous quelque chose à déclarer?
C’est là que la subtilité de la préparation des bagages est importante…..NE RIEN METTRE dans la valise de Véro, hahaha….ou du moins ne pas lui dire!
Tout se passe bien, 11 h pour aller jusqu’à San Francisco. 2h 30 de transit et il ne faut pas moins car lorsque vous pénétrez sur le territoire américain vous êtes suspect potentiel avec un document à remplir :
-avez-vous des choses à vous reprocher?
-avez-vous des produits directs et indirects de denrées alimentaires de nature animale et/ou alcool….
Evidemment Véro se pose la question :
qu’est-ce-qu’on marque ?
Ben on a rien bien entendu
Oui mais on risque de la prison et une grosse amende…..
Mais non j’ai caché le fromage dans la valise de la petite fille chinoise…..
Tout se passe bien et nous voici après 8 h de vol arrivés à Papeete.
Nous sortons de l’aéroport sains et saufs accueillis par Caro et Philippe et leur couronne de fleurs.
Nous avons remonté le temps de 12 H, sommes partis de Paris le 9 sept à 18H40 pour arriver à Tahiti le 10 sept à 4h 40 après 21H30 de trajet…. c’est pas beau ça!!!!
Bon c’est pas le tout mais le petit-déjeuner nous attend sur le bateau et à 7H30 sommes déjà dans l’eau avec palmes et masques pour savoir s’il y a « petits coraux », « petits poissons », « herbiers »!!!! et bien plein de coraux partout, des gros, ça s’annonce très bien!
Fin de matinée, promenade à Papeete et déjeuner local du mahi-mahi (dorade) cru au lait de coco, succulent, on s’aperçoit à peine que c’est du poisson cru tellement ça fond dans la bouche!
L’après-midi fut de la récupération et de la baignade.
Jour 3
Visite de Taravao petite ville reliant la grande et la petite île, sorte d’étranglement des montagnes qui ne forme qu’une seule île de Tahiti. Puis nous poussons jusqu’à la plage de TEAHUPOO connue par les surfeurs pour ses vagues mythiques.
Notre guide Philippe nous emmène ensuite au belvédère TARAVAO dont le paysage ressemble à s’y méprendre à la Normandie.
Puis déjeuner au bord de mer chez un restaurateur atypique anglais échoué sur cette île après avoir coulé son bateau sur les récifs il y a 30 ans. Nous avons mangé du « poé » banane chaude écrasée avec lait de coco!!!! dessert qui vous cale pour les 2 prochains jours!
Se coucher tôt s’impose car le décalage joue des siennes.
Jour 4
Avec Véro nous faisons notre 1ère plongée en milieu naturel avec le club de plongée d’ARUE. Ensuite il faut se reposer en se baignant et je constate que l’on a pas un métier facile !!!
A apéro +30, oui nos hôtes ont un espace temps bien à eux, ils ne connaissent pas l’heure exacte, ils parlent Apéro 0 par ci, Apéro - 5 par là et cela peut se définir ainsi :
en milieu de journée : apéro 0 signifie midi et en fin de journée apéro 0 plutôt 18 H.
Leurs occupations principales étant de combler tout cet espace temps en ne pensant qu’à ces 2 repères, cela allant de l’approvisionnement en boisson en tout genre mais essentiellement du vin blanc voire du rosé pour la « CHEF » et du sirop de fruit revigorant pour le Capitaine du navire, voire du liquide douteux préparé par les locaux!!!
Nous voici donc à Apéro + 30 le soir et les occupants d’IVADEL reçoivent 3 invités :
Aline, une américaine jeune navigatrice, kitesurfeuse et journaliste qui aura prochainement la double nationalité par son mariage avec Adrien.
Isa personnage réservé qui laisse dialoguer son mari (Guy) mais qui n’en descent pas moins pour autant son récipient devant elle en forme de verre!
Guy, navigateur ayant perdu son précédent bateau en pleine mer 2 ans auparavant, sauvé par un cargo. Guy est un vrai moulin à parole et heureusement qu’il avait pris la résolution de ne pas boire….les bouteilles vides se sont empilées dans la soute.Il n’en reste pas moins intéressant dans ses propos et je dois bien l’avouer qu’il tient la bouteille comme le « capitaine HADDOCK » Tonnerre de Brest.D’ailleurs Véro ne résistant pas à l’appel du sommeil part se coucher avant le départ de nos invités saoulée par l’alcool et les paroles de notre orateur du soir.
Jour5
Au petit matin, plongée avec Philippe pour vérification du bout d’amarrage du bateau. Oui dans le milieu marin un « bout » est une corde plus ou moins grosse suivant son utilisation.
Il y a des termes à retenir. Je ne pourrais pas tous les citer car j’en ai retenu 1/10ème. Nous avons le mile (distance entre 2 points) ça fait nettement mieux que de parler en KM et 1mile=1,9 KM environ, à ne pas confondre avec le mille terrestre qui lui correspond à 1,6 KM Mille Milliards de Mile Sabords.
Il y a également Tribord pour droite, Bâbord pour gauche.
Il y a donc à bord de ce navire 3 dictionnaires principaux sans parler de ceux des langues étrangères :
-le dico français, le dico marin (pourquoi en faire 1 alors qu’on peut en avoir 2 pour le prix d’1) et le dico du « petit GIGAN illustré » et pour celui-ci seuls les initiés peuvent y comprendre quelque chose!!!
Je reviens à notre « bout » d’amarrage car notre bateau est à couple d’un autre voilier qui lui est sur corps-mort (le monocoque de Pierrot de 10 tonnes environ). Nous allons donc vérifier le pourquoi du comment de la bouée (objet flottant qui aide à repérer les bouts d’ancrage) qui ne flotte plus. Une fois sous l’eau nous constatons que tout est emmêlé et qu’il faut tout couper…nan j’déconne…Nous avons tenté, je dis nous mais il faudrait plutôt dire Philippe qui fait le boulot pendant que moi j’apprends comment remuer le sable au fond pour masquer le désastre et être obligé d’attendre pour y voir à nouveau.
Après-midi 2ème plongée au club pour 41 minutes (pas top) dans 20 m, une vue grandiose dont nous ne profitons pas encore, concentrés sur notre petite personne dans son milieu pas vraiment naturel!
Jour 6
Déjà vendredi et voilà la 3ème plongée en milieu naturel pour la validation de notre niveau 1 de plongée et toujours à 20 m. Cette agréable épreuve réussie avec fierté notre capitaine et co-pilote décident à apéro + 2 h (14H pour ceux qui n’auraient pas lu les paragraphes précédents) de nous faire voguer vers une autre île polynésienne mais pas trop loin, un peu plus de 20 Mile Nautique (35 KM) MOOREA.
Attention, précision pour les non initiés : vent portant = 3/4 arrière sous solent, vitesse moyenne 7 Noeuds. Je vous la fais court, pour un marin comme moi c’est très bien, pas beaucoup de vent et nous voyageons sans être secoués.
Nous arrivons pile pour Apéro…. OUAH, vive le champomy! nan j’rigole, j’rigole mais pas trop car les 2 donzelles ont les yeux qui tournent et retournent dès qu’on sort du vin blanc!
Sur IVADEL les hommes sont sobres et les femmes picolent et ensuite elles chantent….et on lui pèlera le jonc…. perso j’ai pas tout compris mais j’ai dormi avec mon slip « damart » couilles croisées de pletex tout de même.
Jour 7
Réveil somptueux à 5H45 avec le soleil qui chauffe déjà, le café et les toasts. L’eau est claire, l’ancre parfaitement visible à + de 6m et la plongée en apnée est d’une facilité (pour le Capitaine) afin de vérifier que cette enclume est bien positionnée. C’est nettement moins évident pour le moussaillon touriste que je suis car à peine vu l’ancre que je remonte par manque d’air.
Nos guides nous escortent pour une visite inhabituelle dans cette baie où certains personnages (animateurs de village vacances) donnent à manger à quelques spécimens de ce lieu peu profond.
Nous voici en train de marcher avec de l’eau au nombril avec des raies pastenagues (animal gris souris au ventre très clair d’une envergure d’environ 70 à 80 cm ) d’’une volupté dont la danse avec leurs ailes vous apaise. Tout cela au milieu des requins pointes noires (animal gris marron avec le bout de leur dorsale noir, d’une longueur d’environ 90cm à 1m) ressemblant à un chien de mer ou roussette mais sans les tâches. Ils sont totalement inoffensifs pour l’homme.
Nous visitons ensuite la clinique des tortues où elles sont récupérées, soignées avant de leur rendre leur liberté. Nous visitons également un bassin de dauphins et c’est toujours spectaculaire.
Nous sommes obligés de reprendre des forces dans un petit snack (qui ne paye pas de mine) chez KIRI. Il est apéro pétante et on ne rigole pas avec l’heure ici!
Retour sur Ivadel, rafraîchissement de rigueur (il fait trop chaud au soleil) baignade et sieste avant d’attaquer l’apéro du soir.
Jour 8
Nous avons le droit d’avoir un jus frais maison avec production locale : ananas et Pomme Etoile* … et là on en boit 1 et on n’y revient pas!
Je vous présente le tableau : Philippe et son blender (shaker électrique) qui incorpore ananas, pomme *frais, puis glaçons puis eau et enfin mixe le tout…. rajoute de l’eau, mixe à nouveau, et encore de l’eau et remixe! bon le bol est plein, faut servir dans les verres pour boire! boire est un bien grand mot car si l’on retourne le verre, c’est comme la chantilly , ça tient! donc j’affirme et je confirme nous essayons de boire, l’assistante toute entière criant sa joie de ce cocktail matinal ; beuuh, mouaih, bof.Une voix s’écrie, on peut rajouter de l’alcool ? Il est 6H30 du matin Véro (zut j’ai donné le prénom). L’image de ce mets : une boisson richement fibrée, pâteuse, sans goût prononcé (heureusement qu’il y avait de l’ananas) râpeuse et fade! on aurait dû essayer de remplacer l’eau par du lait de coco!!!!
*fruit filandreux en forme de pomme d’une couleur de betterave rouge avec des pépins comme les pommes et d’un goût qui s’approche du neutre.
C’est la journée marche, direction la baie d’Opunohu pour prendre le sentier qui nous amènera au col des 3 cocotiers (aller/retour 5 H), chemins escarpés, avec pierres, racines, un fort dénivelé mais une fois là haut vue incroyable sur les 2 côtés de l’île et ses 2 grandes baies. Nous profitons de l’instant en pique-niquant. La descente fut plus rocambolesque, nous avons essuyé une pluie mais chaude et vous vous dîtes : oh la chance! que neni, imaginez la scène! tu marches dans des chemins inconnus, tortueux, tu ne croises personne d’ailleurs tu ne vois personne, même pas celui qui se trouve devant toi car tu as une caserne de pompiers qui fait l’essai d’une nouvelle lance à incendie à projection de grosses gouttes qu’avec une seule tu remplis ton verre de ricard!
Tu prends une feuille de bananier qui te protège bien car ton kway t’a juste servi la 1ère seconde, mais tu ne peux pas garder cette feuille de palmier sur la tête car la queue pèse 1 tonne.
Tu finis par faire comme dans la pub « tahiti douche » t’enlève tout et tu cours au ralenti ou bien tu fais comme dans une autre pub, tu prends un bel élan et tu tapes avec les pieds dans une belle flaque histoire d’éclabousser tous ceux qui sont autour.
Retour à la case départ pour constater que l’annexe* aussi est remplie d’eau.
*annexe : engin flottant propulsé par un moteur à hélice (se trouvant en dessous du niveau de flottabilité) dont la stabilité est précaire, qui prend l’eau par dessus, par dessous, par devant et par derrière suivant l’humeur du pilote.
L’avantage d’avoir un guide, c’est pas toi qui écope pour retourner sur le bateau!
Jour 9
Nuages et pluie au programme, ce n’est pas ce que le tour opérator nous avait vendu!
Repos, on en profite pour nettoyer la coque extérieure du bateau (carénage) puis petits travaux d’intérieur, on a tout repeint en rose fluo….j’rigole! le « CHEF » n’aime que le mauve!
Et le jour est à marquer d’une étoile sur la coque : on s’est couché tard à 22H30. Et tout ce qui n’est pas fait aujourd’hui sera fait demain quand le temps le permettra!
Jour 10
Nous avons un RDV sportif, accrobrance avec tyroliennes mais avant le capitaine est inquiet !!!! nous sommes très proches d’une embarcation ressemblant à un voilier qui est sur « corps-mort ». Il n’a pas la même longueur de chaîne ou bout que nous donc risque de se frotter! Nous déplaçons donc IVADEL de 20 m car notre capitaine se méfie du « maramout » mais che quoi cette bête là me direz-vous ? c’est un vent d’hiver qui vient du Sud mais par n’importe quel vent, un « coup de vent » plus exactement et venant du S/Est jusqu’à 30 noeuds. Bon ça fait 55 KMS/H et vous vous dîtes tout ça pour ça!!! oui mais non!
Le problème du coup de vent pour le marin ce n’est pas la vitesse réelle mais le potentiel de réactivité de son navire face à cet évènement irrégulier qui fait passer son bien aimé bateau pour un essuie-glace sur l’eau, balayant tout ce qui s’y trouve, femmes…enfants…brebis égarées!!! zut je m’égare aussi, je voulais dire que ça balaye les embarcations, bouées et tout objet flottant se trouvant dans un périmètre de 30 m…. Bref, notre capitaine part enfourcher les arbres rassuré.
Nous voici donc dans les arbres à jouer à Tarzan pour Philippe et moi-même et à Jane pour Caro et Véro. Vous craignez le pire…. c’est pas faux!
Un miracle s’est produit, Véro a fini indemne!!!! Par contre, à ce jour, Caro se souvient encore de son aventure, le tableau :
-Caro prête à en découdre avec l’attraction terrestre verticale mais également horizontale ! oui sur un atelier Caro doit s’envoler accrochée à une corde avec une petite cordelette (toute mignonnette) pour arriver sur un filet vertical. Elle s’élance, les arbres entendent le cri de « Jane » exprimant un mot de ruminant terrestre : oh la vache…. où ça dans l’arbre demande Véro? bin c’est Véro aussi…. non la vache c’est la cordelette toute petite, toute mignonne qui s’est enroulée autour du pied de Caro, malheureusement sans longueur suffisante elle est remontée sur l’intérieur de la cuisse jusqu’à l’épaule! n’écoutant que son courage de sauvageonne, Caro s’agrippe au filet, l’escalade et se dépatouille de toutes ces cordes pour s’accrocher à la tyrolienne suivante.
La fin de la séance sportive se terminant sous la pluie Caro nous montre sa blessure de guerre : intérieur de cuisse, vous partez du dessus du genou jusqu’à l’aine, tout est rouge et se transformera les jours suivant en bleu marine passant par d’autres jolies couleurs. Une guerrière amazone la Caro j’vous dis!
Nous passerons par le lycée agricole de l’île afin de voir les cultures de MOOREA(salade, tomates, ananas, papaye etc) Savez-vous comment on ramasse la papaye : avec une foufourche!!!!
Nous rentrons une nouvelle fois sous le déluge et après séchage sur le bateau un bon thé réchauffera la compagnie.
Jour 11
Philippe emmène Véro faire une plongée en fin de matinée. Requins citron au RDV!
Repos l’après-midi puis virée vers le Hilton (club Maeva) pour un Happy Hour : 1 gratuit pour 1 payé de telle heure à telle heure! cocktail à l’eau et glaçons de couleur vert et rouge a été servi et c’est Véro qui a gagné!!! quand il y a un truc pareil c’est toujours elle qui gagne, la chance qu’elle a !!!!
Jour 12
Nous partons pour une plongée en club avec Christian et Angie et nous sommes tous les 4 . Expressions entendues ce jour :
-Matériel inconnu touche à ton cul
-Client énervé tu seras pas payé
Une autre plongée suit après break de 45 mn.
Retour sur Ivadel à 14H30!!! Oh punaise on a loupé l’apéro!!!
Après-midi, repos jusqu’à apéro du soir avec le test musical de Véro par Philippe le DJ d’Ivadel. Elle est championne!
Jour 13
Le changement de baie se fait pressant et nous naviguons vers la baie de Cook, toujours sur Mooréa. Notre capitaine et son Chef nous proposent une promenade du plus gros village de cette île et nous en profitons pour nous restaurer le midi au « Veuve Cliquot » petit restaurant du bord de baie avec accès direct en annexe. Après-midi sieste.Soir apéro dinatoire avec Capucine et Damien jeunes navigateurs sur MOJO catamaran de 10 m à peine, et leurs invités du moment Anaïs et Marco. On se couche de plus en plus tard 23H30, ça frôle l’insolence du sommeil récupérateur d’une journée si épuisante!
Jour 14
Petits plongeons autour de notre hôtel flottant, quelques raies léopards m’accompagnent. Puis nous nous élançons en scooter dans une conduite effrénée (50cm3) pour visiter l’île.
Arrêt dans un parc en bordure de mer à côté d’un ancien village vacances club Med. Nous voici chevauchant à nouveau nos destriers pour aller déjeuner à la « Fringale » et notre Fifi est content…. il a continué à manger sa pizza toute l’après-midi!
Ensuite, nous parcourons une route, plutôt un chemin fréquenté tout de même qui ressemble à un champ de mine en y ajoutant des tranchées parsemées de trous. A quelques encablures de notre destination nous posons les pieds à terre enchaînant nos vélocipèdes à moteur pour commencer une marche sur un sentier rempli d’embûches.Véro est au taquet, vitesse plus lente tu recules!!!!
-Oui mais Minou j’ai cassé mon talon (pour ceux qui connaissent l’humoriste SELIG).
Nous voici arrivés à la cascade, le temps n’est pas des plus chauds mais Philippe n’écoutant que son courage de marin, jette ses frusques dans la foule (nan y avait personne) et plonge dans le bassin! Heu moi j’y vais pas, j’veux pas être malade! atchoum, A tes souhaits….
Sur le retour un régime de bananes me tombe dans les bras. Nous finirons cette balade par un surplomb sur une baie sublime avec vue sur un village vacances avec ses tipis sur pilotis, en toit de chaume.
Jour 15
Encore du vent mais le soleil se lève en même temps que nous.
Les hommes vont tenté d’aller à la chasse sous-marine. Après 2 h nous rentrons les pochons plein de coraux!!!! SNIF il faut dire qu’avec un chasseur comme moi, mon guide n’était pas bien loti car je passais plus de temps à contempler le paysage de Némo qu’à être opérationnel avec mon harpon. J’ai vu des raies léopards, 1 petit requin pointe noire, 1 tortue, 1 poisson pierre, des gros vers de sable et plein de poissons de toutes les couleurs.
Notre demeure flottante continue son balayage.
Jour 16
Petit plongeon au réveil et nous repartons vers Tahiti. Un petit soucis d’ancre coincée fait vaciller l’équipage mais le capitaine veille au grain. Nous allons vers la baie de Taina. Sur le trajet nous voyons 2 baleines, semblerait que c’est maman et son petit.
Il y a un peu de vagues, le chef d’équipage m’indique qu’elles ne font pas plus de 1,5 à 2 m alors que le pauvre moussaillon que je suis les voyais double de hauteur .
Sieste et préparation de l’apéro du soir seront les occupations une fois arrivés à destination. La baie est remplie de bateaux en tout genre, du monocoque au catamaran en passant par le trimaran, goélette et même un bateau coulé (j’y reviendrai plus tard).
C’est pas le tout mais l’apéro c’est pour bientôt, mais avant nous jouons au TOC *
*jeu de cartes et de pions qui se joue en équipe, s’approchant des Dadas, de la bataille du UNO avec une pointe de taquinerie.
Jour 17
2 plongées pour cette journée, une le matin où nous irons vers la faille St Etienne. Sur le trajet nous verrons une cinquantaine de petits dauphins. Puis en plongée tortues et multitude de poissons en tout genre. Nous avons gagné 10 mn de plongée par rapport à nos débuts.
2ème plongée l’après-midi vers les 3 pythons et une source d’eau douce. Nous croiserons quelques surfeurs téméraires puis sous l’eau les tortues nous accompagneront tout au long de cette dernière plongée.
De retour à la marina nous aurons l’occasion de visiter un autre bateau de Jean-Pierre un ami de Caro et Philippe : catamaran Lagoon de 52 pieds, très luxueux qui fait juste 30 T. Le luxe ça pèse.
L’apéro du soir arrivant nous recevons d’autres amis de nos hôtes , Domi et Dom proprios d’un cata nommé KEA.
Jour 18
Ça sent la fin. Dernier snorkeling (palmes, masque et tuba) pour aller voir le voilier qui a coulé. C’est un trimaran en bois, probablement percuté par un autre bateau qui ne touche pas le fond car 2 des coques on encore de l’air et reste maintenu par son bout d’amarrage. Un poulpe y a élu domicile ainsi que des poissons bagnards (petits poissons ressemblant à des zèbres) et autres petits poissons. Il doit être immergé depuis au moins 6 mois vu la prolifération d’algues sur ses coques. Retour vers Ivadel en visitant le dessous des tipis sur pilotis. Le capitaine vérifie son ancre.
Le dernier soir nous irons dîner aux roulottes sur Papeete, sorte de restaurants mobiles qui s’installent dans un parc proche du port de Papeete.
Jours 19-20
Lever à 4H45, les valises ayant été préparées la veille pour décollage à 7H. Nos dernières plongées bouteilles ayant plus de 24 H nous pouvons prendre l’avion du retour sans problème.
Voici quelques mots tahitiens :
Iaorana : bonjour
Nana : au revoir
Maruru : merci
Motu : îlot sur barrière de corail
Toutes les lettres se prononcent et les U se prononcent OU.
CONCLUSION
Un grand merci pour l’accueil que nous ont réservé Philippe (le capitaine) et Caro (la chef).
Un moment inoubliable avec toutes ces plongées en milieu inhabituel.
Un trajet en avion qui n’est pas si long…. mais une récupération au retour moins évidente.
Encore merci à nos hôtes.
FIN/THE END
Thierry (Ecrivain) et Véro (correctrice).

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Categories: GRAND VOYAGE
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Published on: 29 octobre 2018

 Comments (4) 

  1. val dit :

    trop bien de vous lire et d’avoir des news.. merci pour votre partage qui nous fait temps rever. on vous embrasse tres fort les copains

  2. Sandrine dit :

    musique, texte et images, tout est sublime, merci pour ce partage multi-sensoriel, Oliveir et Sandrine totalement ancré dans la terre de Bourguignonne !

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